La page mégalo – J’ai fait les 20km de Bruxelles !!!!!!! Yihaaaaaa

13325699_10153678170128963_908462790920010869_n

Ca fait plusieurs années que j’y pense… Lors de chaque édition, depuis 4 ans, je me rendais sur la ligne de départ des 20km de Bruxelles pour encourager les personnes que je connais. Happy Dad et moi, on s’est toujours dit qu’un jour on ferait cette course à deux et on l’avait même mis sur notre To-do list d’amoureux (oui, on a une To-do des choses à faire dans notre vie avec Monsieur, faut que je vous en parle une fois d’ailleurs).

Alors, le fait d’avoir franchi la ligne d’arrivée ce 29 mai, c’est une petite victoire qui mérite bien un petit article sur le blog ! (Y’a pas de raison de pas pouvoir se la péter de temps en temps nan mais oh !)

Bon, restons humble quand même, ma performance n’a pas de quoi faire pâlir les sportifs aguerris. Faut dire que, si j’avais bien commencé les entrainements, la folle course de mon quotidien a fait que, beeeeen, les dernières semaines, faut l’avouer, j’ai un peu eu la mega flemme. Je peux vous assurer que je le regrettais amèrement dès le 11e kilomètre !

Alors, petit compte-rendu de la course, non pas vue depuis les jolis petits mollets en béton de ceux qui le font en 1h30, mais vue depuis mes gambettes mollasses et téméraires :

  • Le départ :
    Franchement, rien que de vivre le départ des 20km de Bruxelles, même en tant que spectateur, c’est un truc de ouf ! L’ambiance, l’adrénaline qui monte, les équipes qui se retrouvent avant de courir pour une bonne oeuvre, les animations, la musique, le cadre incroyable du Cinquantenaire (je vis quand même dans un pays magnifique !), et j’en passe !
    Je vous dis même pas l’état de stress dans lequel je suis à ce moment précis. Pendant que Happy Dad (qui lui, évidemment, n’a même pas cru bon de s’entrainer) sifflote tranquille et tape la discuss’ avec mes potes, comme s’il allait faire 25 mètres de dos crawlé. La nature angoissée de la femme par rapport au pragmatisme de l’homme est parfois d’une injustice cruelle…
    Bref, voici venu le moment d’entrer dans mon box de départ (Holy shit, ça y est, cette fois je peux plus reculer) : Box 6, le dernier, mais entouré de 15 000 autres coureurs qui piétinent d’impatience de commencer (ou de finir en ce qui me concerne).
    Et puis BAM, Eddy Merckx (oui oui, rien que ça m’dame), donne le départ de mon grand défi. Chauffe Marcel, c’est parti pour 2h40 de souffrance ! (J’exagère un peu là, c’est pas la Marche de la Rédemption de Cersei Lannister non plus – poke GOT fans !!!) 
  • Les 5 premiers kilomètres :
    Le stress se dissipe pour faire place au plaisir de courir. Pas évident de trouver son rythme de course au milieu de la foule mais on en profite aussi pour observer les autres participants, et s’encourager mutuellement (et ça, c’est beau !). Je suis entourée de Superman, d’un Crocodile géant, de plusieurs pompiers qui se sont lancés le défi de réaliser les 20km en tenue d’intervention complète, d’une maman qui court avec son bébé en poussette, d’autres courageux challengers et puis, des gens comme moi, avec leur plus confortable tenue Kalenji.
    Je me sens pousser des ailes.
    Puis, j’adore courir dans les courses de la capitale, au milieu de ses merveilles en tout genre .
    Et cette année, même avec le changement de parcours suite aux travaux dans les tunnels bruxellois, on peut dire qu’on était gâté ! Pas le temps de penser au looooong trajet qui nous attend tellement je suis en extase devant ce qui m’entoure (oui, j’ai aussi un côté très “enfant de 3 ans devant le Père Noël” qui ressort assez régulièrement). Du Cinquantenaire, direction la Rue Belliard pour remonter vers le Palais Royal (attention aux pavés et aux trottoirs à cet endroit, ça glisse mega fort).
    Ensuite, virage à gauche vers la Place Royale, sa statue de Godefroid de Bouillon et, surtout, l’incroyable édifice de l’église de Saint-Jacques sur Coudenberg (l’église où j’ai été baptisée et j’en suis pas peu fière).
    On prend ensuite la Rue de la Régence, avec le Palais de Justice (plus grand que la Basilique Saint-Pierre de Rome !) en ligne de mire. Ca descend… 1er ravitaillement… puis ça monte et ça donne une bonne idée de ce qui va nous attendre non stop jusqu’au 10e km du parcours !

    On tourne sur l’Avenue Louise. Pas vraiment le temps d’observer les magasins de luxe mais, comme je travaille pas loin de là, c’est vraiment sympa de voir cette avenue sous un autre angle.
    Tout droit jusqu’au matin ! Enfin, plus précisément jusqu’au Bois de la Cambre. Je suis meeega claustrophobe, donc j’étais rassurée de savoir qu’on ne passait pas par les tunnels cette année. Mais en fait, j’avais mal compris. Surpriiiiiiiise : 2 petits tunnels le long de l’Avenue Louise. Heureusement, il ne fait pas trop chaud à l’intérieur, je n’ose même pas imaginer les passer en cas de canicule comme il y a 2 ans ! Et, je ne vous parle pas des sympathiques petites montées bien raides pour sortir de ceux-ci. Surtout que, sur cette portion du parcours, le dénivellé passe de 70 mètres à 120 mètres. Et, on a pas encore fait la moitié du chemin ! 
  • Le Bois de la Cambre :
    Bienvenue dans le poumon vert de la capitale, là où tout mes souvenirs d’université remontent à la surface. Ambiance au top, 2e ravitaillement + 1 ravitaillement de boisson énergisante, un stand avec des DJ’s (bon le type qui mettait l’ambiance et qui voulait me faire sautiller sur le rythme de la musique a failli se prendre ma main dans la figure mais, pour les vrais sportifs, ça doit être sympa),… Bref, j’en bave mais je repousse mes limites pour pouvoir passer le tapis électronique des 10km avec le smile. Et puis, on m’a dit qu’après le 12e km, ça descendait alors, je m’accroche.
     
  • Du 11e au 17e kilomètre :
    Là, j’avoue (hooooonte), j’ai marché un peu à la sortie du Bois de la Cambre. Mes mollets commencent à ressentir mon manque d’entrainement et l’accumulation de montées et de descentes successives. Heureusement, après le terrain redevient plus plat. Il est même en pente descendante après l’hippodrome de Watermael-Boisfort. Il paraît… Parce que, perso, je l’ai pas ressenti.
    Le terrain est effectivement moins accidenté mais cette longue et interminable ligne droite de plusieurs kilomètres a de quoi décourager les plus braves (petit conseil d’ami, vouloir dépasser la foule en courant sur les rails du tram est une meeeega mauvaise idée, j’en ai vu certains se faire de jolies entorses).
  • L’avenue de Tervueren :
    Bon, je me plains de la ligne droite mais, heureusement qu’elle est là. Car, à quelques kilomètres de l’arrivée, voici venir la tant redoutée, jamais égalée, Avenue de Tervueren! Avant tes premiers 20km de Bruxelles, tu te dis que tout le monde te parle de cette dernière montée pour te faire peur, que toi, comme tu vas le faire à ton aise, tu vas trouver ça pas trop dur parce que tu as déjà réussi à arriver jusque là et que, foncièrement, c’est un véritable exploit en soi. Eh ben les amis… En fait, non! Pas du tout ! Cette montée est juste A-TRO-CE! Pente moyenne : 4%. Avec 18km dans les lattes, c’est costaud et le ravitaillement dans la montée fait beaucoup de bien. J’dois encore vous avouer un truc : j’ai aussi marché une bonne partie de la côte (mais attention, j’ai marché vite hein, faut pas déconner). Et, avec le recul, je me dis que j’ai bien fait car cela m’a permis de vraiment profiter du dernier kilomètre et demi de course.
     
  • Les derniers efforts avant la consécration :
    Un splendide édifice Art Déco, le Palais Stoclet, marque la fin du dernier vrai obstacle entre le finish lane et moi. Un dernier tournant et puis… OH JOIE INTENSE : je peux enfin voir, touuuuuut au bout d’une dernière longue ligne droite, les arcades du Cinquantenaire qui annoncent la fin du supplice. Et là, la fierté commence à m’envahir. La foule devient de plus en plus présente et les encouragements des spectateurs me redonnent les dernières forces manquantes pour voler plus vite que l’éclair vers la ligne d’arrivée. Tête haute, poitrine gonflée à bloc, rouge écarlate et dégoulinante de sueur et de pluie (oui, il a aussi plu pas mal sur la fin du parcours, mais c’était le cadet de mes soucis), je passe enfin la ligne d’arrivée ! Main dans la main avec Happy Dad en plus (ouéé, on a voulu se la jouer romantical, à défaut d’être glamour). Profitez-en pour faire votre plus beau sourire à la caméra d’arrivée, ça fait un chouette souvenir. Dans mon cas, ça aura surtout été l’occasion de beaux fous-rires avec ma famille vu l’état de décomposition avancée de mon faciès malgré ma vaine tentative de montrer toute ma joie. 

Voilà voilà, j’ai essayé de vous faire un topo de cette super chouette aventure, vécue en amoureux en plus. Si vous voulez vous lancer ce défi aussi, un seul conseil : préparez-vous ! Vraiment ! Je déconne pas ! Avec mon peu d’entrainement, malgré le fait que j’ai écouté attentivement mon corps tout au long du parcours, et malgré une séance d’étirements appropriée, j’ai marché comme Woody le Cowboy pendant toute une semaine ! Mais surtout, j’en ai croisé des blessés en tout genre après la ligne d’arrivée, de la grosse cloche au pied aux trucs plus graves.

Je le referai certainement l’an prochain, avec un vrai entrainement (ceux proposés sur le site officiel des 20km de Bruxelles sont géniaux pour ça !). Avec comme objectif d’améliorer mon temps, petit à petit, sans grande prétention non plus.

Puis, se libérer juste une heure par semaine, Monsieur et moi, pour aller courir à deux, c’est un peu notre moment de retrouvailles dans le tumulte du quotidien. Alors, en plus, on a décidé de se faire une course officielle par mois.

Pour terminer, il faut se dire que rien n’est impossible dans le running. Car, je vous l’ai pas dit, mais, en fait, mes débuts en jogging datent d’il y a un an tout juste. Et en octobre dernier, je finissais pour la première fois une course de 5 km (la petite course de Brussels Marathon), avec la fierté de les avoir fait sans m’arrêter une seule fois. Donc, lancez-vous !

Alors, bons entrainements les Running Mum’s ! Et n’hésitez pas à commenter avec des chouettes idées de courses en Belgique pour nous donner des idées à Happy Dad et moi !

Laisser un commentaire